3. Situation à Genève - Comment lutter ?
La Flavescence dorée
Aucun cas de Flavescence dorée n’a encore été identifié à Genève.
Le vecteur de la Flavescence dorée, Scaphoideus titanus
La cicadelle Scaphoideus titanus est présente au Tessin depuis 1967. Elle a été capturée pour la première fois à Genève en 1996, à Anières, par la Station fédérale Agoscope Changins. En 2005, elle a été piégée à Soral puis, en 2006, dans les principales régions viticoles du canton et dans le bassin lémanique. Dans le reste de la Suisse elle n’a pas encore été observée. A Genève, le niveau des populations peut être encore considéré comme assez faible. Rappelons que sans la présence de la maladie, cette cicadelle est inoffensive pour la vigne.
Dès 2006 nous pouvons considérer que le vecteur de la Flavescence dorée est présent sur l’ensemble du territoire genevois.
Carte de répartition des populations de Scaphoideus titanus, résultats des campagnes de piégeage des Stations fédérales de Changins et de la Station de viticulture de 1996 à 2006.
Le Bois noir
Maladie anecdotique il y a quelques années et principalement visible sur des vignes assez âgées de Chardonnay, des parcelles fortement touchées par le Bois noir ont été découvertes ces dernières années. Ce phénomène préoccupant touche principalement des parcelles de 5 à 15 ans, des cépages Chardonnay, Gamaret et Gamay. Les symptômes se limitent aux parchets, sans déborder sur les parcelles voisines.
Le vecteur du Bois noir, Hyalesthes obsoletus
Le vecteur connu du Bois noir n’a pas encore été observé sur le canton, mais il n’a pas encore fait l’objet de campagne de piégeage systématique.
Carte de répartition des ceps atteints de jaunisse. Jusqu’à aujourd’hui, les analyses ont démontré qu’il s’agissait de Bois noir uniquement.
| Répartition des ceps atteints de jaunisse (ronds blancs) sur une parcelle de Gamaret sur SO4 de 5 ans, observée à Genève en septembre 2006. On remarque que les | |
Comment lutter ?
Comme signalé plus haut, la lutte est indispensable et ne peut être véritablement effi cace que si elle est collective et si elle fait appel à des mesures complémentaires. Le rôle du viticulteur et du pépiniériste est déterminant pour la maîtrise de la maladie au vignoble.
Les mesures sont les suivantes, elles sont toutes complémentaires :
| Au niveau du pépiniériste | Au niveau du viticulteur |
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| B) Observation attentive des parcelles à greffons. Marquage des ceps douteux.
| 2) Observation chaque année (quadrillage) de toutes les parcelles du domaine, particulièrement les jeunes vignes, de fin août à début novembre.
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| C) Traitement préventif des pépinières contre le vecteur.
| 3) Marquage des ceps montrant les symptômes.
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| D) Sur demande du viticulteur, traitement des barbues à l’eau chaude, de décembre à janvier. Le viticulteur doit demander ce traitement assez tôt. | 4) Annonce des cas de jaunisse à la station de viticulture au 022 388 71 30. Au moyen du formulaire prévu à la fi n de ce bulletin. Seuil : Annoncer les cas lorsqu’il y a plus de 5 plants infectés par are.
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| 5) Après annonce, dévitalisation immédiate du cep (tronc coupé) et arrachage systématique des ceps atteints de jaunisse (Bois noir ou Flavescence dorée) et incinération de la totalité de la souche (cep et bois) (3) à proximité de la parcelle, ne pas transporter le matériel infecté. | |
| Traitement du vignoble pour lutter contre le vecteur en mai, uniquement si la présence de Flavescence est démontrée (cette mesure n’est pas encore nécessaire à Genève). |
L’expérience démontre qu’en appliquant simultanément ces mesures de manière rigoureuse, des zones contaminées peuvent être assainies à terme.
(3) Profiter également d’éliminer les ceps atteints d’Esca et d’Eutypiose



