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Qualité de l'air 2010 : un état des lieux de la pollution atmosphérique à Genève (publié le 13.09.2011)

Communiqué de presse du département de la sécurité, de la police et de l'environnement

Le rapport «Qualité de l’air 2010» est disponible. Réalisé par le service de protection de l'air (SPAir), il constitue un état des lieux détaillé de la pollution atmosphérique dans le canton de Genève. L'année écoulée révèle dans ce domaine des résultats comparables à ceux qui sont enregistrés depuis le début des années 2000. Plusieurs polluants, comme l'ozone ou les particules fines, présentent des concentrations qui dépassent les limites fixées par la loi. Afin d'agir à la source de ces nuisances, des actions sur le long terme sont conduites par les collectivités publiques du canton, notamment dans le domaine de l'énergie, de la mobilité ou de l'aménagement du territoire.

Une image détaillée de la pollution de l'air

A Genève, la qualité de l'air est suivie quotidiennement par les stations du réseau ROPAG (voir encadré). Ce sont ces mesures qui sont utilisées pour signaler la survenance d'un pic de pollution et prévenir ainsi les personnes les plus fragiles. Les milliers de données récoltées permettent également d'établir une image détaillée de la pollution atmosphérique à l'échelle du canton. Ces résultats sont présentés dans le rapport "Qualité de l'air 2010", désormais disponible sur le site Internet du SPAir à l'adresse www.ge.ch/air.

Une situation stable

Ce rapport indique que plusieurs polluants (voir encadré) présentent des concentrations qui dépassent les valeurs limites d'immissions fixées par l'ordonnance sur la protection de l'air (VLI OPair). Ainsi, la qualité de l'air dans le canton n'est pas satisfaisante, notamment au centre de la ville de Genève. Les concentrations de polluants ne connaissent cependant pas d'évolution marquée en 2010 par rapport aux années précédentes. La tendance à la stagnation observée au cours de la dernière décennie se maintient, et ce nonobstant l'importante croissance démographique et économique que connaît la région.

Agir à la source

Les processus de combustion (véhicule motorisés, chauffages, etc.) jouent un rôle important en matière de pollution de l'air. Afin de réduire à la source les émissions à l'origine de cette nuisance, des actions de long terme sont conduites par l'administration cantonale, en collaboration avec les communes genevoises, notamment dans le domaine de l'énergie, de l'aménagement du territoire ou de la mobilité. Ainsi, à titre d'exemple, les acheteurs genevois d'un véhicule peu polluant peuvent bénéficier depuis 2010 d'une mesure incitative, avec un bonus sur leur taxe automobile, tandis que les modèles très polluants sont assortis d'un malus.
Par ailleurs, chacun peut contribuer à améliorer la qualité de l'air. Ainsi, privilégier la mobilité douce ou les transports publics, faire régler son chauffage ou encore tenir compte de l'énergie grise des produits consommés sont autant d'actions qui permettent, à son échelle, d'agir en faveur d'un air plus sain.

Un réseau de mesures

Initié en 1973, le ROPAG (réseau d'observation de la pollution atmosphérique à Genève) est actuellement constitué de sept stations de mesure réparties sur tout le canton. Trois stations sont situées au centre ville, deux en périphérie et deux autres à la campagne. Ces stations, complétées par 70 points de mesures du dioxyde d'azote, fournissent des mesures de la qualité de l'air permettant de déterminer si les VLI OPair sont respectées

 

Une stabilisation de la pollution de l'air

L'état de la qualité de l'air en 2010 dans le canton de Genève se situe dans la moyenne de la dernière décennie, caractérisée par des dépassements périodiques des VLI OPair pour le dioxyde d'azote, l’ozone et les particules fines ainsi qu'une stagnation de l'évolution des niveaux de pollution.

Le dioxyde d’azote (NO2) est principalement émis par les transports routiers et aériens, ainsi que les installations industrielles, artisanales et de chauffage. En 2010, la zone à immissions excessives persiste principalement au centre de l'agglomération genevoise.

L’ozone (O3) se forme surtout l'été à partir d’oxydes d’azote (NOX) et de composés organiques volatils (COV), sous l’action du rayonnement solaire. Des dépassements de la VLI OPair horaire ont été enregistrés sur tout le territoire genevois durant l'année 2010. Un épisode de smog estival s'est produit durant le mois de juillet, période propice - températures élevées et ensoleillement important - à la formation de ce polluant.

Illustration


Les particules fines (PM10) sont constituées de poussières ayant un diamètre inférieur à 10 micromètres (0.01 mm). Elles proviennent de processus de combustion (trafic routier, chauffage, incinération des déchets…), de certaines exploitations industrielles ou encore de phénomènes d'abrasion (usure des pneumatiques). 2010 a connu un niveau de pollution proche de ceux observés les années précédentes, avec des épisodes de concentrations excessives en PM10. La majorité des dépassements de la VLI OPair journalière a eu lieu en début d'année, une période propice à l'accumulation de PM10 (dû entre autre au phénomène d'inversion de température).
L'analyse des concentrations de métaux lourds dans les PM10 révèle que, sur ce plan, les VLI OPair sont respectées.

Parmi les autres polluants mesurés, le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de soufre (SO2) et les retombées de poussières respectent les VLI OPair et cela depuis plus d'une dizaine d'années. Hormis un dépassement de VLI OPair annuelle de zinc dans les retombées de poussières, toutes les VLI OPair concernant les métaux lourds sont respectées en 2010 comme c'est le cas depuis de nombreuses années.

Le rapport « Qualité de l’air 2010 » est téléchargeable.

Pour tout complément d'information :
M. Benoît Lazzarotto, responsable du réseau d'observation de la pollution de l'air à Genève (ROPAG), service de protection de l'air (SPAir). Tél : +41 (0)79.248.64.26