Bruit et rayonnements non ionisants

Bruit

Rayonnements non ionisants

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Bruit et rayonnements non ionisants

Journée contre le bruit : les fausses notes du bruit de la fête (publié le 20.04.2011)

42 % des Genevois disent avoir été victimes du bruit en 2010. Ce chiffre, issu d'un sondage représentatif de la population, reste stable depuis 2008. Les sources du mécontentement ont cependant connu des évolutions. Ainsi les nuisances issues du voisinage ou du trafic, premières causes de mécontentement, sont moins souvent citées qu'il y a deux ans. En revanche, le bruit lié à la fête - terrasses, discothèques, cafés - connaît une très nette progression. Afin de rappeler que cette source de pollution n'est pas inéluctable, une campagne de sensibilisation menée par l'Etat de Genève débute dans le canton le 27 avril, à l'occasion de la Journée internationale contre le bruit.

Quatre Genevois sur dix victimes du bruit

Genève, canton fortement urbanisé, n'est pas épargné par le bruit. C'est ce que confirme un sondage conduit par l'Etat de Genève auprès d'un échantillon de 500 personnes représentatives de la population. Les résultats indiquent qu'en 2010, quatre personnes sur dix ont souffert du bruit dans leur quartier ou leur logement. Ce chiffre reste stable depuis 2008 et les premières sources de nuisance demeurent le voisinage et le trafic routier. Cependant, ces dernières sont moins souvent citées qu'il y a deux ans. Ainsi les voisins étaient alors mentionnés par 52% des victimes du bruit contre 43% en 2010. Ce constat s'applique également au trafic routier qui passe durant la même période de 45% à 37 %.

Graphique sur le bruit dans le quartier

Cette embellie n'est pas généralisée. Ainsi, les chantiers figurent parmi les sources de bruit qui semblent s'être péjorées, augmentant de 20% à 25%. Ce résultat est sans doute une conséquence de la conjoncture, avec les nombreux grands travaux de construction qui impactent le canton.

graphique sur les nuisances sonores

Des voisins qui ne sont pas à la fête

La hausse la plus spectaculaire concerne le bruit de la fête. Cette catégorie regroupe les nuisances sonores des cafés, des terrasses ou des discothèques. Parmi les victimes du bruit, 9 % s'en plaignaient en 2008; deux ans plus tard, ce chiffre a presque doublé et s'élève désormais à 17 %.

Les établissements publics sont soumis à une législation stricte - dont le contrôle est assuré par l'Etat - tant en termes de normes d'isolation que de limitation des niveaux sonores de la musique diffusée. Les mesures mises en œuvre par les tenanciers - parfois ordonnées par les autorités pour réduire le bruit - s'avèrent cependant insuffisantes si le public ne joue pas lui aussi le jeu. En réalité, dans de nombreux cas, diminuer les excès sonores dépend davantage de comportements individuels que de solutions techniques. En effet, une porte bien isolée mais mal fermée ou les éclats de voix de quelques uns suffisent à réveiller de nombreux riverains. C'est pourquoi, une sensibilisation accrue est indispensable dans ce domaine.

Une campagne de sensibilisation à l'occasion de la Journée contre le bruit

Ainsi, afin de mieux faire connaître les bons comportements en la matière, l'Etat de Genève a récemment réédité la brochure destinée au grand public « Faites la fête, pas le bruit ». Ce document, diffusé notamment par les communes, donne des recommandations simples pour que les noctambules puissent faire la fête tout en protégeant leurs oreilles et la quiétude du voisinage.

Par ailleurs, la campagne de sensibilisation "Moins on s'entend, mieux on s'entend !" se poursuit pour la deuxième année consécutive. Cette opération se caractérise par une approche dépassionnée susceptible de toucher toutes les générations. La diffusion de ces visuels, relayés cette année par de nouveaux spots radios, débutera le 27 avril, à l'occasion de la Journée internationale contre le bruit, et se poursuivra durant l'année. Cette campagne, positive et informative, devrait ainsi permettre d'attirer l'attention sur le sujet du bruit, tout en rappelant que chacun a un rôle à jouer pour réduire cette nuisance trop largement répandue.

Spots radio

Affiche bruit

 

Chacun peut contribuer à diminuer les nuisances sonores !
 

Bruit de voisinage

  • Les excès de bruit (les bruits qui dépassent les limites de la tolérance) sont interdits à toute heure ;
  • Les heures nocturnes ne sont pas compatibles avec des activités bruyantes.

La brochure "Bruit de voisinage" peut être commandée gratuitement en appelant Info-Service au 022 546 76 00 ou téléchargée sur www.ge.ch/bruit/voisinage.

 

Bruit de voisinage

Bruit de la circulation

  • Privilégier la mobilité douce (marche, vélo...) ou les transports publics plutôt que les transports individuels motorisés ;
  • Adopter une conduite souple et respectueuse, positive aussi bien pour l'environnement que financièrement) ;
  • Veiller à ne jamais sous-gonfler ses pneus.

Bruit de la fête

  • Respecter le voisinage en gardant les portes et les fenêtres fermées ;
  • Éviter de faire du bruit autour de l'établissement (éclats de voix, claquements de portières, autoradio, démarrage des véhicules, etc.), notamment la nuit ;
  • Ne pas céder aux effets de mode : ne pas hésiter à exprimer aux gérants d'établissement que la convivialité d'un lieu doit primer sur les volumes sonores et se souvenir que le plaisir des uns ne justifie ni des nuisances pour les autres ni des atteintes à la santé ;
  • Ne pas attendre d'avoir mal aux oreilles pour réagir : en cas de sifflements, avertir le responsable de la sonorisation et faire baisser le volume.
Brochure : Faites la fête, pas le bruit !

Pour en savoir plus : La plaquette " Faites la fête, pas le bruit! (Pdf | 1.26 Mo)" peut être obtenue gratuitement en contactant Info-Service au 022 546 76 00.

Pour tout complément d'information :
M. Philippe Royer - directeur du service de protection contre le bruit et le rayonnement non ionisant - tél. +41 (22) 388 80 41