Journée Decrescendo le 25 avril 2007 (publié le 24.04.2007)
Pour protéger la santé, lutter contre le bruit est l'affaire de tous !
La Journée Decrescendo (Journée internationale de sensibilisation au bruit) est célébrée le 25 avril, pour la troisième année consécutive en Suisse. Ayant pour thème "le bruit et la santé", cette manifestation est l'occasion de rappeler que, à l'image du bruit provenant des établissements publics, les nuisances sonores peuvent dépasser la simple gêne pour entraîner une véritable diminution de notre qualité de vie. Or chacun a un rôle à jouer pour lutter contre ce problème.
Célébrée le 25 avril, la Journée Decrescendo (Journée internationale de sensibilisation au bruit) met cette année en évidence les effets du bruit sur notre organisme. En effet, souvent perçues comme de simples atteintes à notre confort, les nuisances sonores sont, pour les personnes qui en souffrent, un problème sérieux qui peut, dans certains cas, avoir des impacts sur la santé. Le bruit provenant des établissements publics illustre doublement ces effets.
Bruit des établissements publics : la preuve par deux
Les nuisances pour la santé engendrées par le bruit des établissement publics peuvent être de deux sortes. Les premières, les plus sévères, se produisent lorsque les volumes sont si élevés qu'ils peuvent entraîner des atteintes à l'ouïe. Pour pallier ce risque, la loi prévoit que le niveau sonore lors d'une manifestation ne doit pas dépasser la moyenne de 93 dB(A). On estime en effet, qu'à raison d'une exposition de 10 heures hebdomadaires à un tel niveau, les risques sont réduits. Il faut toutefois relever que la tolérance de l'oreille, évaluée sur une base hebdomadaire, diminue très rapidement à mesure qu'augmentent les volumes sonores : si elle est encore de 2 heures pour 100 dB(A), elle n'est que de 10 minutes à 110 dB(A) ! Sachant que les dommages encourus sont irréversibles, il est primordial que ces règles soient strictement respectées.
Si les impacts sur l'audition sont les effets les plus spectaculaires, ils ne sont pas les seuls et il ne faut pas négliger un autre type de nuisance : les atteintes pour le voisinage. Comme toutes les formes de bruit, ces dernières sont également pernicieuses : en effet, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) relève que l'exposition au bruit diminue la capacité de gérer le stress, entrave la récupération et perturbe le sommeil. De plus, elle peut entraîner d'autres conséquences néfastes, tel que sentiment d'impuissance, irritabilité, peur ou état dépressif. Sous cet aspect, le bruit des établissements publics ne se distingue pas des différentes sources de bruit - circulation, chantiers - mais il est peut-être un peu moins facile à comprendre par les victimes dans la mesure où, plus qu'un autre, il peut être évité.
Par conséquent, dans un canton urbain comme Genève où l'habitat est souvent très proche des lieux de loisirs, il est important de respecter les règles qui permettent d'éviter les conflits. En effet, si les atteintes à l'ouïe sont difficiles à établir, les nuisances pour le voisinage provenant des établissements publics sont plus faciles à chiffrer : en 2006, la gendarmerie a ainsi reçu près de 700 plaintes, tandis que le service de protection contre le bruit et les rayonnements non ionisants a du gérer pas moins d'une vingtaine de dossiers d'assainissement.
Chacun à un rôle à jouer !
Pourtant des règles strictes existent : la loi prévoit que les responsables d'un établissement ou d'un local ont l'obligation de limiter les nuisances sonores de façon préventive par des mesures techniques adéquates. Les propriétaires doivent donc tout mettre en œuvre, au niveau de la construction et de l'isolation, afin de réduire les émissions sonores à la source. Cependant, même avec des locaux parfaitement conformes - souvent à la suite de travaux onéreux - le respect de la tranquillité publique dépend largement du comportement des usagers : il suffit en effet d'un DJ indiscipliné ou d'une fenêtre ouverte pour que tous les efforts consentis s'avèrent inutiles. Ainsi, que l'on soit organisateur de soirée ou participant, chacun à un rôle à jouer pour contribuer à lutter contre le bruit des établissements publics. N'oublions par que, lorsque l'on sait que personne n'est incommodé, la fête est encore plus réussie !
| Quelques rappels pour lutter contre le bruit des établissements publics
Pour en savoir plus : La plaquette "Faites la fête, pas le bruit" peut être obtenue gratuitement en contactant Info-Service au 022 546 76 00. |
| Succès pour l'opération de sensibilisation au bruit de voisinage Au début de l'année, l'Etat de Genève, avec la collaboration de la Société des Régisseurs de Genève, a lancé une opération d'information visant à sensibiliser la population aux règles qui existent en matière de bruit de voisinage. Près de 4000 brochures d'information ont ainsi été distribuées sur demande, tandis que 6000 affiches ont été commandées par les régies du canton : paradoxalement, le succès rencontré par cette action démontre que ces nuisances touchent encore de trop nombreuses personnes à Genève. Pourtant, il suffit d'un peu de volonté et de dialogue pour venir à bout de ces problèmes qui sont souvent le résultat de malentendus. Il est en effet utile de rappeler que:
Pour en savoir plus sur le bruit de voisinage : www.ge.ch/bruit/voisinage |
Pour en savoir plus sur les actions organisées le 25 avril 2007 en Suisse : site officiel de la manifestation
Pour tout complément d'information :
Service de protection contre le bruit et les rayonnements non ionisants (SPBR);
Tél. 022 327 80 40

