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Plage Publique des Eaux-Vives, des nouvelles encourageantes ! (publié le 08.03.2011)

Après avoir pris acte avec regret des trois recours déposés contre l'autorisation de construire de la plage publique des Eaux-Vives, le département de l'intérieur et de la mobilité, en charge du projet, se réjouit aujourd'hui d'apprendre que l'un de ceux-ci a été retiré par son recourant. Une autre nouvelle réjouissante concerne les travaux de sauvetage archéologiques de la station du Plonjon, qui ont pu démarrer début février, les recours portant sur ce volet de l'autorisation de construire ayant en effet également été retirés.

La plage allégée d'un recours

Le 23 décembre dernier, trois recours ont été déposés contre l'autorisation de construire de la Plage Publique des Eaux-Vives, délivrée par l'office des autorisations de construire le 19 novembre 2010. Aujourd'hui, le département de l'intérieur et de la mobilité, en charge du projet, se réjouit d'apprendre que l'un des trois recourants a décidé de retirer son recours.
Deux recours restent pendants à ce jour. Ainsi, le projet de la Plage Publique des Eaux-Vives souffrira vraisemblablement d'un retard significatif dans sa réalisation, dont l'inauguration était initialement prévue pour l'été 2013. Aussi, l'allongement de la procédure et le retard de l'ouverture du chantier auront inévitablement des incidences non négligeables, y compris sur les coûts. Tout cela sans compter la déception ressentie par les Genevoises et les Genevois, qui n'ont cessé de manifester leur enthousiasme pour ce projet qui leur offre une nouvelle plage et un espace de loisirs publics et gratuits au cœur de la ville.
Les travaux de fouilles archéologiques du Plonjon épargnés
Une seconde bonne nouvelle concerne les travaux de sauvetage archéologiques sur la station du Plonjon, au large du Port-Noir, qui avaient été suspendus suite aux recours déposés à fin décembre 2010. En effet, composée de plusieurs volets, l'autorisation de construire du projet de Plage Publique des Eaux-Vives intègre également les travaux de fouilles archéologiques. Toutefois, les recours portant sur cet aspect spécifique ayant été retirés par les trois recourants, les travaux de sauvetage ont pu démarrer au début du mois de février de cette année.

Prochaines étapes

Dans le courant de l'année 2011, le tribunal administratif de première instance statuera sur les deux recours encore pendants contre l'autorisation de construire de la Plage Publique des Eaux-Vives.

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Toutefois, cette procédure n'exclut pas que ces recours puissent être retirés en tout temps. Comme depuis l'initiation du projet, le département de l'intérieur et de la mobilité s'est tenu et se tient toujours à disposition des milieux concernés, donc des recourants, pour évoquer avec ces derniers toute piste susceptible de les rassurer voire de dissiper des malentendus.

Bref historique du projet de Plage Publique des Eaux-Vives

Pour rappel, la loi pour la réalisation de la plage publique des Eaux-Vives, a été votée à l'unanimité par le Grand Conseil en décembre 2009, et elle n'a fait l'objet d'aucun référendum. D'autre part, le projet bénéficie depuis son initiation d'une grande adhésion de la population genevoise. Les différents partenaires directement concernés ont été largement associés et consultés lors des diverses phases du projet. Ainsi, les milieux environnementaux, de la pêche et de la navigation, du patrimoine et des sites ainsi que la population riveraine ont pu s'exprimer à plusieurs reprises. Cette concertation a permis de prendre en compte les observations des différentes parties et un large consensus a pu être trouvé. L'autorisation de construire a été délivrée par l'office des autorisations de construire le 19 novembre 2010.

Le site archéologique du Plonjon

Découvert en 1854 au large du Port Noir à Genève, le site du Plonjon est classé monument historique le 18 décembre 1923. Les vestiges trouvés révèlent l’existence d’un village préhistorique. En 1985, un relevé précis, réalisé par l’Université de Genève, dénombre 1’620 pieux visibles. Une datation dendrochronologique réalisée sur des pilotis aboutit à une première datation en 914 avant J.-C. : l’époque du Bronze final ! Les dernières estimations font état de 2’000 à 3’000 pieux qui soutenaient les maisons d’un village. Malheureusement, selon les experts, ce site est condamné à disparaître d’ici à 50 ans en raison des forts courants lors des tempêtes de bise.
Jusqu’à présent, très peu de Genevois connaissaient l’existence de ce site archéologique. Grâce aux moyens financiers et techniques adéquats apportés par le projet de Plage, un véritable programme de sauvetage scientifique a pu voir le jour. Le Service d’archéologie et l’Université de Genève vont pouvoir étudier de manière systématique et approfondie le site, permettant ainsi d’en apprendre plus sur la vie des habitants des rives du lac à l’âge du Bronze.

Pour tout renseignement complémentaire

  • République et canton de Genève
    M. Philippe Matthey, Secrétaire général, département de l'intérieur et de la mobilité (DIM), tél. 022 327 96 02.