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Renaturation du cours d'eau la Seymaz (communiqué de presse du 6 novembre 2009) (publié le 06.11.2009)

Le 6 novembre 2009, le conseiller d'Etat en charge du département du territoire, Robert Cramer, a inauguré en présence des autorités communales de Chêne-Bourg et de Chêne-Bougeries, les travaux de renaturation menés sur la Seymaz urbaine à la hauteur du pont du Gothard.

Ces travaux viennent compléter ceux menés depuis 2003 plus en amont jusqu'à l'avenue de Mirany et qui ont notamment permis à l'école de Haller et à certains immeubles riverains de sortir de la zone de danger moyen d'inondation liée aux crues.  La volonté de travailler de façon cohérente sur l'ensemble de la rivière, est également à l'origine des travaux de renaturation engagés depuis une dizaine d'années sur la Haute-Seymaz.

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Le chantier du pont du Gothard initié en juillet 2009 pour une durée de 3 mois, a permis à la Seymaz urbaine de retrouver des berges et un lit plus naturels. Des plantations d'arbres et d'arbustes indigènes viendront bientôt compléter les travaux en rivière afin de diversifier la végétation et d'améliorer le cadre de vie des habitants du Vieux-Chêne.

Grâce à tous ces chantiers, qui ont obtenu l'appui des communes, des riverains, des partenaires associatifs mais aussi du parlement qui a donné son accord aux projets de renaturation présentés par le canton de Genève, la Seymaz, notre seule rivière d'importance entièrement genevoise,  est en phase de guérison avancée.

Les travaux de renaturation effectués ces dix dernières années sur la Seymaz ont permis d'améliorer  la sécurité des riverains de la partie urbaine. La biodiversité a aussi bénéficié des travaux menés sur l'ensemble du parcours de la rivière qui constitue un corridor biologique vital pour la petite faune. Les poissons truite, blageon et spirlin notamment, ont profité de l'amélioration de leurs habitats pour coloniser de nouveaux secteurs. Quant aux marais de la Haute-Seymaz, devenus le troisième site genevois pour les oiseaux, ils sont reconnus d'importance nationale pour la reproduction des batraciens et abritent de nombreuses espèces rares et menacées de faune (faucon hobereau) ou de flore (hydrocotyle des marais).

Avec cette opération dont le coût des travaux s'élève à 370'000 CHF pour 300 mètres de rivière, le canton de Genève aura assaini la majeure partie de son territoire bâti placé en zones de danger moyen face aux crues. Cependant, décanaliser les  berges, les  renaturer et redonner plus de place au cours d'eau ne résout pas tout.

Le prochain grand défi pour la Seymaz mais également pour l'ensemble des rivières genevoises concernera la qualité des eaux. Qu'il s'agisse de promouvoir la rétention d'eau à la parcelle, de conserver des surfaces perméables, de réhabiliter les réseaux d'assainissement actuellement en cours d'étude dans le cadre des PGEE (Plans Généraux d'Evacuation des Eaux) ou enfin de considérer la gestion de l'eau au niveau du bassin versant par le biais des SPAGE (Schéma de Protection, d'Aménagement et de Gestion des Eaux), l'engagement des communes aux côtés de l'Etat sera déterminant pour que nos rivières restent vivantes.

Pour toute information:
Alexandre Wisard, directeur du service de renaturation des cours d'eau (DT).
Tél. 022 546 74 51. Internet  www.ge.ch/eau