Renaturation de la Haute-Seymaz
Les travaux de drainages et de correction du cours d’eau de la Seymaz ont été entrepris à la fin de la première guerre mondiale, afin de rendre cultivable la plaine marécageuse de la Seymaz, la rivière fut canalisée et les ruisseaux qui l’alimentaient furent enterrés.
Quelques dizaines d’années plus tard la disparition progressive de la couche d’humus laissa réapparaître la couche de craie lacustre imperméable. Les inondations se firent de plus en plus nombreuses et les rendements agricoles diminuèrent. Parallèlement, les champs inondés attiraient un nombre grandissant d’oiseaux et notamment les migrateurs qui trouvaient là une escale de choix. C’est dans leur intérêt qu’une première parcelle fut acquise en 1980 par l’AGPN-Association Genevoise pour la Protection de la Nature- (aujourd’hui Pro Natura) aux Creuses et qu’un accord permit en 1994 d’étendre aux anciens marais de Sionnet une pratique agricole extensive favorable à la nature( Extensive se dit d'une pratique agricole qui ne recherche pas l'obtention de hauts rendements dans la production, il y a donc peu voire pas d'apports d'engrais sur le terrain et l'agriculteur effectue des fauches tardives.)
Le corset de béton de la Seymaz s’effritant, des discussions s’engagèrent et les projets se succédèrent avant d’aboutir à une solution « agro-environnementale » à même de satisfaire les uns et les autres.
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1998-2001
Rappel sur les travaux entrepris dans le cadre de la première loi (L 7852)
En 1998, le Grand Conseil adoptait la première loi relative à la renaturation de la Seymaz. Ses objectifs étaient précis :
- Poursuivre les études globales nécessaires à la renaturation de l’ensemble du tronçon canalisé.
- Acquérir les terrains permettant de dégager l’emprise nécessaire à la renaturation
- Réaliser la mise à ciel ouvert de la rivière à Rouelbeau sur une parcelle propriété de l’Etat.
Des amendements relatifs à la gestion des eaux, à l’assainissement des terres agricoles et à des travaux d’améliorations foncières accompagnaient cette loi.
La remise à ciel ouvert du collecteur à Rouelbeau a été réalisée en été 2000 sous la forme d’une zone humide de 2,5 hectares. Une bonne partie des matériaux excavés ont pu être répandus sur une parcelle agricole voisine, régulièrement inondée auparavant. Le solde de la parcelle propriété de l’Etat, soit 8.5 hectares, est aujourd’hui occupé par l’agriculture (surfaces de compensation écologiques (prairie fleurie) et cultures extensives).
Les acquisitions foncières ont pris plus de temps car les montants des transactions et des indemnités pour perte d’exploitation ont fait l’objet de multiples discussions entre l’Etat et le monde agricole avant d’arriver au début de l’année 2001 à des montants satisfaisant tous les partenaires. L’acquisition des premières parcelles ne s’est réalisée qu’au printemps 2002.
2002-2006
Deuxième loi relative au Tronçon Chambet-Touvière (L 8522)
En mai 2002, le Grand Conseil a accepté une deuxième loi relative à la renaturation de la Seymaz. Cette deuxième phase du projet concerne 6 tronçons de cours d’eau pour une distance totale de 2.58 km. Ces tronçons sont situés sur la Seymaz, le Chambet, le Chambotton et le ruisseau du Paradis. Les travaux impliquent la destruction partielle du canal et l’élargissement du cours de la rivière (entre 20 et 30 m) afin qu’une végétation caractéristique du site puisse être implantée. Les premiers travaux ont débuté au cours de la deuxième moitié de 2005 dans le secteur du Chambet et se sont terminés à la fin 2006.
2008-2009
La deuxième étape des travaux de renaturation de la Haute Seymaz sont en cours
Service responsable: Service de renaturation des cours d'eau



