Cistude
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| Emys orbicularis est l'unique tortue indigène en Suisse. La cistude ou tortue bourbeuse est une tortue aquatique qui vit dans les zones humides d'Europe. Elle est facile à reconnaître : son corps est recouvert de lignes ou de points jaunes vifs |
| La cistude La reproduction a lieu au printemps et les jeunes naissent en automne ou au printemps suivant si les conditions climatiques sont favorables ou non. |
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Aujourd'hui, Genève héberge la plus grande population reproductrice de cistudes en Suisse, localisée dans la Réserve naturelle du Moulin-de-Vert, ainsi qu’à Laconnex. On dénombre dans la première plus de 300 individus : beaucoup sont d'origine méditerranéenne (E.o. hellenica et E.o. galloitalica), quelques individus sont autochtones du nord des Alpes (E.o. orbicularis) et la majorité sont des hybrides de ces différentes formes.
L'espèce est menacée dans une grande partie de l'Europe suite à la perte ou la fragmentation de son habitat (drainage des zones humides, endiguement des cours d'eau, urbanisation), les pollutions ponctuelles ou diffuses (épandages agricoles…) et le ramassage volontaire. En Suisse, son statut sur la liste rouge est CR, soit "en danger critique d'extinction".
Une réintroduction à Genève
A l'occasion de l'Année internationale de la biodiversité 2010 et dans le cadre d’un projet national de restauration de la cistude en Suisse, la Direction Générale de la Nature et du Paysage a débuté un programme de lâcher de cistudes génétiquement proches de la souche locale. L’objectif à long terme est de rétablir une population naturelle stable issue du nord des Alpes (E.o. orbicularis). La DGNP collabore avec le KARCH , les éleveurs de SwissEmys et le centre de Protection-Récupération des Tortues (PRT) de Chavornay .
Des critères sévères sont respectés pour la bonne faisabilité du projet, notamment que :
- Le site de réintroduction est adapté.
- Il n'y pas de menace pour la survie des animaux relâchés.
- Les individus relâchés sont sains et de la bonne souche génétique.
Renaturés par la DGNP en 2009 et réunissant des conditions d'habitat optimales, ce sont des étangs dans les Bois de Jussy qui ont été retenus pour ce projet, avec un premier lâcher d'une quinzaine d'individus au printemps 2010. Ce sont des animaux issus d’élevages qui sont utilisés afin de préserver les autres populations existantes.
Une opération minutieusement suivieTous les animaux ont été munis de radio-émetteurs afin de mieux connaître leurs déplacements et mesurer le succès de cette action. Les résultats obtenus sont riches en données et très encourageants. Les jours qui suivent les lâchers sont caractérisés par une période de réacclimatation à l'activité réduite. | |
| Très vite, cependant, les tortues trouvent leurs marques dans cet habitat adapté à leurs besoins, utilisant aussi bien les nénuphars pour se chauffer au soleil que les roselières pour s'abriter. Toutes les cistudes relâchées en 2010 ont survécu jusqu'à leur hibernation, débutée à la fin du mois de septembre. En 2011, 8 nouveaux individus, en provenance de l'élevage SwissEmys ont pu être relâchés en juin, pour rejoindre les 14 animaux lâchés en 2010. Grâce à la télémétrie leurs déplacements ont pu être analysés :
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ATTENTION : pour ne pas fragiliser la cistude et son écosystème, ne relâchez jamais des animaux dans les plans d’eau, en particulier des poissons rouges ou des tortues !
Pour plus d'informations :
Pour en savoir plus sur les cistudes, consultez la
fiche de présentation de la tortue Cistude (Pdf | 350 Ko).
> Communiqué de presse sur la première réintroduction officielle de cistudes en Suisse le 11 mai 2010
> Communiqué de presse du 11.01.2011: Une année charnière pour la biodiversité








